Une bande de footeux se lance dans la course à pied...
6 Décembre 2010
En attendant le récit du WE dernier à la Sainté Lyon et puisque c'est d'actualité de parler de trail de fous, voici le récit intégral de notre Xmen Kéké lors de son aventure magique à La Réunion.
EN ROUTE POUR UNE NOUVELLE AVENTURE
Le grand raid de la REUNION
Tout d’abord plaçons-nous dans le contexte réunionnais. Nous sommes sur une île superbe et grandiose : sa végétation luxuriante entre mer et montagne, sa population très accueillante nous charment à chaque instant.
Médiatiquement parlant, à La Réunion, le grand raid est quelque chose d’énorme.
Quelques exemples : dans le mois d’Octobre, les 2 journaux locaux publient tous les jours chacun minimum 4 pages sur le Raid. A l’approche de la course, jusqu’à 12 pages, avec entre autre la liste complète des coureurs, avec leur dossard et leur photo.
Canal + Réunion a retransmis en direct sur le canal 99 les 3 jours de course.
C’est de l’engouement dans l’ile, presque de la folie, autour de l’événement.
LE DEPART :
Après 2 km de bouchon et une bonne demi-heure d’attente, nous arrivons enfin à Cap Méchant. Seuls les coureurs peuvent pénétrer sur le stade du départ, l’entrée se fait par groupe d’une dizaine. Il est 20 heures 30 le Jeudi 21 Octobre. La vérification des sacs et du matériel minimum est contrôlée, premier passage réussi. La tension commence à se faire sentir ou est-ce la concentration ? Je termine mon gâteau sport et mes petites bananes de la Réunion.
Après l’attente, sur ce stade de graviers, agrémentée d’un spectacle de groupes locaux c’est l’appel des dossards privilégiés qui commence (Tiens, ils ont du m’oublier, tant pis !).
Il est maintenant 22 heures, les dernières consignes données, c’est enfin le départ (coups de canon à poudre mouillée…). 2555 lampes sont libérées sur une petite route de village.
Les 5 premiers km, les spectateurs sont massés sur le parcours, il y en a partout, jusque sur les toits des maisons, dans les arbres, c’est du délire !...
Nous tournons sur la gauche dans les champs de canne à sucre et c’est le début de la montée vers le volcan. Les réunionnais sont partis comme des fous, à une allure de 10 km/h et continuent au même rythme dans les côtes.
Pas de problème jusqu’au premier ravitaillement au KM 13 qui se fait par un sentier de forêt assez large. Puis, c’est le goulet annoncé, on passe un par un et les réunionnais partis comme des fous bouchonnent car ils n’ont plus rien dans les chaussettes. Mais impossible de doubler, il faut prendre son mal en patience. 0n a fait un choix, celui de la sécurité.
DU VOLCAN A MARE A BOUT :
Enfin, on monte. Le sommet semble proche et le soleil se lève. Plus je me rapproche du sommet, plus je me rends compte que ce n’est pas le soleil mais la lueure incandescente de l’éruption volcanique qui illumine le ciel accompagnée de grognements sourds. Il est environ 5 heures du matin, quand j’atteinds le ravitaillement de Foc Foc (2494 D+ et KM 23,7). Celui de la route du Volcan (2590 D+ et KM 30,9) arrive sans soucis. J’avale une soupe, un coca-sel, une banane et nous repartons vers l’oratoire Ste Thérèse (2829 D+ et KM 37). Dans la montée, on domine la plaine des sables.
Puis c’est le ravito de piton Textor (2985 D+ et KM 40,1). Là, nous retrouvons Axel et Fathia, des copains de La Réunion. C’est sympa d’être encouragé par des têtes connues.
Les barbelés des parcs à vaches nous guident dans la plaine des cafres.
Il est 10 heures, nous arrivons à Mare à Boue (3072 D+ et KM 50.4), deuxième gros ravitaillement. Je mange des nouilles et un bout de poulet sous un crachin qui n’est pas très chaud. Florence a des ampoules, elle va les faire soigner.
Nous repartons tous les 3 car depuis Foc Foc, je suis avec Didier et Gérard. Nous retrouvons François et Florence au gré de nos arrêts. Pascal est plus loin.
DE MARE A BOUT A CILAOS :
Nous entrons dans la forêt primaire. Par beaux temps, c’est lumineux presque accueillant. Mais sous la flotte, ce n’est pas du tout la même chose, même si les arômes, les bouquets d’impatiences et toute cette végétation sont magnifiques. Soudain, en descendant de grosses racines, je glisse et crack : je casse mon bâton. Je me suis assis dessus et il n’a pas apprécié. Mais, le crack a aussi un peu refroidi quelques secondes, mes compagnons qui pensaient plus à un de mes membres qu’à mon bâton. Tant pis, je finirai le raid sans bâton.
Nous arrivons sur la route qui mène au gite Bélouvre. C’est là que commence le changement de programme. En fait le parcours devait emprunter la route jusqu’au gîte mais comme dans les jours qui ont précédé la course, il a fait très beau et sec, la direction de course a changé et nous sommes passés par les chemins. Résultat, 2 heures de plus à travers la forêt de Bélouvre sous la pluie et bien sûr dans la boue car quand tu passes en 2000 ième position, ce n’est plus le chemin que le premier a découvert. Ces dénivelés n’étaient pas comptés dans le road book.
Il est 14 heures environ : pointage de Bélouvre (3541 D+ et KM 64.6). On recharge le camel back. Le ravitaillement est un peu léger. On atteint le gite de Bélouvre et la magnifique vue sur le cirque de Salazie.
Maintenant, la descente vers Hellbourg se fait sans problème avant le gros morceau du raid. Nous arrivons au stade d’Hellbourg (3608 D+ et KM 71,5) à 16 heures. Daniel est là avec Lulu qui nous annonce qu’il arrête, car il a un problème d’adducteurs. Daniel repart pendant que nous nous ravitaillons.
On attaque le fameux Cap Anglais et ses 1500 mètres de dénivelé. Il est 16 H 30 : c’est parti à l’assaut de cette difficulté que l’on a reconnue une semaine auparavant. Il nous avait fallu plus de 3 h30 de jour.
Les premiers mètres donnent déjà le ton avec un chemin étroit et assez raide. Ca s’élargit un peu mais on marche sur un tapis de racines. Elles sont bien sûr glissantes, il faut regarder où l’on met les pieds. La pente redevient de plus en plus raide et la nuit est tombée, on cherche ses appuis sur les rochers ; enfin la croix du Cap Anglais !
Le chemin continue sur de la rocaille. Didier commence à avoir envie de vomir. On ralentit quelque peu et il nous demande de le laisser.
Avec Gérard, nous arrivons au Gite du piton des neiges (5101 D+ et KM 81.8). On est presque à 2500 m d’altitude. Il fait froid et il y a du vent. On s’est changé quand Didier arrive à son tour. Il est pris en charge par un médecin car il a un début de déshydratation. A ce moment-là, j’ai pensé que la course était terminée pour lui.
Le laissant en sécurité, Gérard et moi repartons vers Cilaos. La descente par temps sec et de jour n’est pas plus compliqué que ça. Par contre, de nuit et sous la pluie, ce n’est pas forcément une partie de plaisir ( avec en plus des gens qui appréhendent l’exercice).
La partie haute est passée sans encombre car sèche. La suite plus humide ralentit les ardeurs de chacun. Ca glisse... A la sortie d’un virage, des coureurs sont arrêtés, je freine en urgence et je tombe sur les fesses. C’est un rocher qui me reçoit. J’ai un peu de mal à me relever mais je me frotte et je repars. Je ne vais pas rester là quand même ! J’ai le coccyx bien mâché mais ça ne me gêne pas trop par contre ça refroidi mes ardeurs et celles de Gérard par la même occasion. On mettra un peu plus de temps.
Enfin, le Block puis l’arrivée au stade de Cilaos (5121 D+ et KM 89,9).
Véro et les copains sont là pour nous accueillir, c’est super ! Nathalie est très inquiète lorsqu’elle nous voit sans Didier. Je lui explique que nous l’avons laissé en sécurité au gite du piton des neiges.
Je me fais masser et soigner mes dessous de pied qui sont à vifs. Un podologue me pose du tulle gras avec un strap. Je vais manger et c’est là que je retrouve Florence et François qui se ravitaillent. Ils sont arrivés pendant que je me faisais soigner.
Ils ont le moral au ras des pâquerettes. Françoit fait une obsession sur la bouffe, il n’arrive pas à se rassasier et a entrainé Florence dans son délire. J’essaie de ramener Florence à la raison mais sans succès : le froid, les chevilles enflées et les ampoules ont été plus forts que mes modestes arguments du moment.
Je croise Pascal qui nous dit qu’il veut manger et dormir un peu avant de savoir s’il va continuer. Un lit picot me tend les bras... Je m’endors presque aussitôt.
Environ 1 heures après, quand Daniel vient me réveiller, il a décidé de finir avec nous.
DE CILAOS A DEUX-BRAS :
Je sors de la tente et je retrouve avec joie mon Didier presque requinqué, quoi que ?… mais avec une grosse envie de terminer.
Il n’est même pas question de le laisser après ses péripéties de la nuit. Pascal est là donc il a pris l’option de continuer. Nous sommes 5 à repartir de Cilaos.
Il est 3 heures du matin et nous avons encore 3 groupies (Catherine, Nathalie et Véro) qui ont attendu et bravé le froid. Elles nous font promettre de rester tous les 5 jusqu’à St Denis.
Elles sont inquiètes.
Après, un petit cri de guerre, nous voilà repartis. Descente jusqu’à la rivière Bras Rouge, c’est là que commence ma saga avec les eaux. J’ai bien fait rire les copains. Premier gué à passer sur des pierres, je glisse et forcément premier bain pour le gauche. Ce n’est pas terrible un pied mouillé et je fais avec.
Il fait presque jour quand nous arrivons au pied du Taibit. Un petit ravito sympa nous attend sur la route du col. On ne s’attarde pas. La montée vers le col du Taibit est très agréable car plus nous avançons, plus les vues sur le cirque de Cilaos d’abord, puis celui de Mafate ensuite sont spectaculaires et grandioses. On en prend plein les yeux.
On arrive à Marla (6453 D+ et KM 103,2), sur la musique d’une star locale. Le ravitaillement est constitué d’un bon rougail saucisses chaud. A 9 H du matin, ça fait du bien…
Pendant que mes compagnons cherchent à dormir un peu, je fais changer les straps de mes pieds qui ont trempé. Je pense qu’il ne faut pas prendre de risque avec les pieds, le chemin est encore long. Puis Gérard vient me voir pour me dire qu’il n’arrive pas à dormir car la musique et l’hélico qui fait des va et vient l’empêchent de fermer l’œil. Il veut aller essayer de dormir plus loin donc je repars avec lui. Il trouve rapidement un coin qui lui convient.
Moi, je décide de continuer tranquillement jusqu’à ce qu’ils me rattrapent. Je flâne, j’en prends pleins les yeux. Je m’arrête même regarder dans la rivière aux galets où j’aperçois quelques petits poissons.
J’arrive doucement aux 3 roches (6458 D+ et KM 106,2), où je me ravitaille un peu et je m’assois avec les gens de l’organisation pour attendre mes compagnons.
Ils arrivent avec un Gérard quelque peu contrarié. Le turbo est mis et ça ne traine pas jusqu’à Roche Plate.
Un premier exploit, j’ai traversé le gué sans mettre les pieds dans l’eau.
Les superbes paysages se succèdent les uns derrière les autres jusqu’à Roche Plate (6850 D+ et KM 111,5), puis la Brèche (7035 D+ et KM 113,1) là on domine encore le cirque de Mafate. Des précipices vertigineux avec des passages protégés par des mains courantes, nous laissent bouche bé. On change de versant à la Brèche en direction de l’ilet aux Orangers.
C’est par un escalier géant que débute cette descente, il y a des centaines de marches bétonnées. Je subis la chaleur jusqu’au ravitaillement de l’ilet aux Orangers (7135 D+ et KM 116,4) où je me régale de tartines de pâté. Ca change…
Nous reprenons notre route par le GR qui n’est pas très piégeux. Mais une certaine lassitude en cette fin d’après-midi commence à s’installer. J’ai d’ailleurs pris le poste de secours de la passerelle du pont Doucy pour l’étape de Deux-Bras. Et non Jacky ! Il y a encore 4 km.
A l’intersection du Grand Raid et du trail de Bourbon, je me retrouve à discuter avec un concurrent réunionnais du semi-raid qui a déjà fait plusieurs fois la diagonale mais cette fois-ci, il n’a pas été tiré au sort. Tout en discutant je distance mes camarades dans les derniers km avant d’arriver à Deux-Bras (7515 D+ et KM 126,8) : deuxième grosse étape.
Après un moment d’attente, je me fais masser et changer les straps de mes pieds, puis je m’allonge enfin pour dormir. Ce sera de courte durée, car déjà j’entends des voix connues qui murmurent sous la tente. Didier et Gérard se préparent, il faut repartir. Je me lève sans difficulté puis nous allons manger un autre rougail saucisses, mais aux lentilles celui-ci.
DE DEUX-BRAS A ST DENIS:
Il est 21 H 30, quand nous repartons. 200 m plus loin, une rivière à traverser… Il y a du courant et des pierres pas trop stables et glissantes. Eh bien ! Je vais passer sans me mouiller les pieds. J’ai inventé le 4 pattes sur pierres. Bien sûr, pas sans me faire chambrer !
Enfin, j’ai les pieds secs pour continuer et pour moi, c’est le principal.
Aussitôt la montée vers Dos d’Ane commence très raide. Ensuite, ce sera plus de l’escalade avec un sentier très étroit où il faut être très attentif et ne pas mettre un pied de coté.
La moyenne va bien baisser dans cette portion.
Je m’étonne sur mon état de forme. Je suis très bien mais je reste sur mes gardes car ça va tellement vite dans l’autre sens. Enfin, on débouche sur une rue de Dos d’Ane (8210 D+ et KM 131,1), là nous retrouvons 2 intrépides que sont Catherine et Nathalie.
Super, elles ont du pain d’épice ! … que l’on mange de bon cœur (merci à vous deux).
Le ravitaillement est bien plus loin et il est tellement pauvre que l’on recharge simplement en eau les camel back.
On entame la descente vers la Possession, d’abord par un chemin puis par la route. Au bout de 3 km, on nous fait bifurquer, et là, ce n’est pas la route mais une ravine que l’on va suivre jusqu’à la Possession. Nous trouvons aussi bien des chemins faciles que des portions avec rochers à escalader ou à descendre. C’est une horreur qui va durer prés de 3 heures.
Nous croisons des gens qui rentrent chez eux par ces passages. Même de gros rats sont présents. Je trouve le temps long et peste tout haut après l’organisateur à chaque fois qu’il faut se retaper un pierrier mais c’est ça le trail, le vrai !
Enfin, il est 5 heures. Nous sommes dans les rues de la Possession, c’est un soulagement… On ravitaille, on se repose un peu, on se change avant d’aborder la dernière portion de notre aventure. Le jour se lève, nous repartons par le chemin des anglais. Le chemin des anglais est une route pavée avec des pierres de lave qui ont été plus ou moins bien placées. Le chantier doit avoir presque 300 ans et n’a jamais été restauré.
La Grande Chaloupe (8833 D+ et KM 147,3) il fait bon, la mer est calme, nous avons même droit à un croissant avec le café. Il y a aussi des petites bananes mais il faut repartir.
Le chemin des Anglais continue presque jusqu’à St Bernard. Nous prenons la route et passons dans le village. J’ai envie d’eau fraiche depuis un moment - une épicerie, je fonce et ressort avec une bouteille de Cilaos pétillante et fraiche. Qu’est-ce que c’est bon !
Nous sommes tous éparpillés, chacun a fait la dernière montée à son rythme.
Nous nous attendons à la Fenêtre. Un cycliste s’arrête et commence à discuter, puis il sort de son sac des petites bananes de son jardin. Délicieuses !...
Le dernier arrive et nous repartons ensemble sur le chemin vers Colorado.
Ca commence à sentir bon, l’arrivée est presque là.
L’émotion commence à monter, je repense aux moments forts de cette saison qui m’ont préparé au but que l’on s’était fixé. Je remémore tous ses km, les dures à Tiranges, les bons puis l’abandon à Champsaur et le Sancy pour finir avec difficulté.
Fétéa et Héléne sont à Colorado (9656 D+ et KM 157,8) pour nous filmer. On se ravitaille une dernière fois, il n’y a plus que la descente vers la Redoute.
J’appelle Véro pour lui dire que l’on devrait être au stade vers 13 H. Elle me répond qu’ils nous attendent depuis le début de la matinée. Alors, très bien, on arrive !
La descente se fait tranquillement. Ce n’est pas non plus la plus compliqué, on savoure. Bientôt, le stade, nous apparait au détour d’un virage. Puis, nous commençons à entendre les clameurs des spectateurs qui deviennent de plus en plus fortes. On se rapproche…
Dans l’euphorie, on prend même des raccourcis bien involontairement. Mais une fois que c’est parti, c’est parti !
Enfin, nous sommes en bas, je retrouve Didier qui nous a un peu lâché dans la descente. Quand il sent l’écurie, on ne peut plus l’arrêter. François est là pour nous filmer, nous tombons dans les bras les uns des autres, c’est gagné !
Pour finir, nous changeons de tee-shirt pour celui obligatoire de l’organisation, on se recoiffe !… Non, c’est une connerie, il faut que la foule sente l’homme qui a fait 163 km.
On finit les derniers 500 mètres sous les encouragements respectueux des passants, des cyclistes ou des automobilistes auxquels je réponds par un simple signe de la main.
A l’entrée du stade, nous nous prenons par la main, c’est grandiose ! J’en ai tellement rêvé depuis des mois, que j’essaye de ralentir le train pour que cela dure le plus longtemps possible. Mais, mes camarades m’entrainent, c’est génial !
On passe la ligne, j’aperçois le temps 62 H 59, on tombe une nouvelle fois dans les bras les uns et les autres, mais aussi de Christian et d’Alain qui ont fini un peu plus tôt (en 46h 16 : les fous !!).
Nos supportrices sont toutes là, heureuses et soulagées que l’on soit arrivé en entier.
Un bénévole nous encourage à aller pointer pour la dernière fois. Nous recevons la médaille et le tee-shirt jaune avec un superbe « J’ai survécu ».
Merci d’abord à ma Véro qui a supporté mes absences pendant les entrainements et les courses, pour sa patience dans leurs préparations et pour tout le reste et c’est énorme.
Merci à Cyrielle et à Ludo pour leurs SMS d’encouragements, ça donne des ailes.
Merci aux X-men et aux copains pour leurs SMS et leurs messages sur le blog, c’est bon de se sentir soutenu.
Merci aux supporteurs et aux supportrices qui ont été derrière nous pendant tout notre périple et qui on vécu beaucoup de moments difficiles
Un merci à Christian qui pour la nième fois m’emmène au terme d’une des plus grandes courses du monde. Surtout avec mes faibles moyens il a du mérite, le bougre.
Bravo à toi et à Alain, pour votre performance.
Un merci à mes compagnons qui ont dû me supporter durant 63 Heures. Ca c’est une performance !
A Didier mon compagnon qu’on croyait avoir perdu au piton des neiges et qui est revenu à Cilaos pour finir avec le groupe. Génial !... (Encore un de terminer, Didier).
A Pascal qu’on n’a pas vu sur la première partie mais courageux fini aussi avec nous.
A Daniel qui a su prendre le bon wagon pour voyager en première classe parfois même avec couchette.
A Gérard, qui ne m’a pas lâché les basques durant toute la course. Mais que c’était bon de te savoir pas trop loin.